bébé qui prend le sein

Succion du nourrisson : un mécanisme complexe au cœur de l’allaitement

La succion est souvent considérée comme un réflexe inné, automatique, qui irait de soi chez le nouveau-né. Pourtant, de nombreuses situations cliniques montrent que certains bébés rencontrent des difficultés à téter efficacement, sans cause médicale évidente. Douleurs maternelles persistantes, tétées longues ou inefficaces, fatigue extrême, prise de poids insuffisante : ces tableaux sont fréquents.

Les données scientifiques récentes montrent que la succion n’est pas un simple réflexe, mais un mécanisme neuro-musculo-squelettique complexe, finement coordonné, au cœur de l’allaitement¹².

La succion : bien plus qu’un réflexe

schéma anatomique succion déglutitionLa succion-déglutition-respiration est l’une des fonctions primaires du nourrisson. Elle implique une coordination extrêmement précise entre plusieurs structures anatomiques et neurologiques

 

Les études en imagerie et en biomécanique ont mis en évidence que l’extraction du lait au sein repose sur ¹-³:

  • le mouvement de la langue,
  • la mobilisation de la mandibule,
  • la création d’une pression intra-orale,
  • et une synchronisation avec la respiration.

Contrairement à une idée longtemps répandue, la langue ne se contente pas d’écraser le mamelon : elle effectue un mouvement ondulatoire complexe, coordonné à la mâchoire et au plancher buccal¹.

Langue, mâchoire, ATM et cervicales : un système interconnecté

Un enchaînement neuro-musculo-squelettique

La succion mobilise ²-⁴ :

  • la langue (muscles intrinsèques et extrinsèques),
  • la mandibule et l’articulation temporo-mandibulaire (ATM),
  • les muscles oro-faciaux,
  • les cervicales hautes,
  • ainsi que plusieurs paires de nerfs crâniens (V, VII, IX, X, XI, XII).

Ces structures forment une chaîne fonctionnelle interdépendante. Une restriction de mobilité, une tension musculaire ou une asymétrie à un niveau donné peut perturber l’ensemble du mécanisme, sans lésion visible.

Les travaux de Geddes et Elad ont montré que de subtiles variations de mobilité ou de coordination pouvaient modifier significativement l’efficacité du transfert de lait¹-³.

Pourquoi certains bébés tètent mal sans cause « visible » ?

Dans de nombreuses situations, l’examen médical classique ne met pas en évidence de pathologie : pas de frein de langue restrictif, pas de malformation, pas de prématurité. Pourtant, les difficultés persistent.

La littérature décrit plusieurs hypothèses fonctionnelles possibles⁵-⁶ :

  • limitations de mobilité cervicale (souvent liées aux contraintes intra urtérines ou de la naissance),
  • dysfonctions de l’ATM,
  • tensions musculaires oro-faciales,
  • difficultés de coordination neuromotrice.

Ces éléments peuvent altérer :

  • la profondeur de la prise du sein,
  • la stabilité de la mâchoire,
  • l’endurance à la succion,
  • la capacité à maintenir une pression intra-orale efficace.

Il s’agit alors de dysfonctions fonctionnelles, non structurelles, parfois transitoires mais cliniquement impactantes.

Conséquences possibles sur l’allaitement

Douleurs maternelles persistantes

Une succion inefficace ou asymétrique peut entraîner :

  • douleurs au mamelon,
  • crevasses,
  • engorgements,
  • mastites à répétition.

Plusieurs études montrent que les douleurs persistantes sont fréquemment associées à une prise du sein superficielle ou instable⁵.

Fatigue maternelle et infantile

Lorsque la succion est peu efficace :

  • les tétées s’allongent,
  • le bébé se fatigue rapidement,
  • la mère multiplie les mises au sein.

Cette situation peut conduire à un épuisement maternel et à un cercle vicieux d’allaitement difficile⁶ voir d’arrêt de l’allaitement.

Impact sur la prise de poids du nourrisson

Un transfert de lait insuffisant, même avec des tétées fréquentes, peut entraîner :

  • une prise de poids lente,
  • une agitation post-tétée,
  • une impression de bébé « insatisfait ».

Douglas et Geddes soulignent que ces situations peuvent parfois être liées à des troubles fonctionnels de la succion plutôt qu’à un problème de production lactée⁵.

Quelle place pour une approche fonctionnelle ?

Les recommandations internationales insistent sur l’importance d’une évaluation globale des difficultés d’allaitement, intégrant ⁷:

  • l’observation de la tétée,
  • l’évaluation de la succion,
  • le contexte postural et fonctionnel du nourrisson.

Dans ce cadre, certaines approches manuelles, intégrées à un suivi pluridisciplinaire, ont montré des résultats encourageants sur le confort de la dyade mère-bébé, même si les données restent encore limitées⁸-⁹.

Il ne s’agit ni d’une solution unique, ni d’un traitement de la lactation, mais d’un accompagnement fonctionnel ciblé, lorsque cela est pertinent.

Quand consulter en cas de difficultés de succion ?

Il est normal que l’allaitement nécessite un temps d’adaptation. Toutefois, il peut être pertinent de demander un avis professionnel lorsque plusieurs des situations suivantes sont présentes ou persistent :

Chez la mère :

  • douleurs au mamelon qui ne s’améliorent pas malgré une correction de la prise du sein,
  • crevasses, engorgements ou mastites à répétition,
  • impression de tétées longues et peu efficaces,
  • fatigue importante liée à la fréquence ou à la durée des tétées.

Chez le nourrisson :

  • difficultés à maintenir la prise du sein ou à coordonner la succion,
  • claquements de langue ou lâchage fréquent du sein,
  • préférence marquée pour un sein ou une position,
  • agitation ou endormissement rapide au sein,
  • prise de poids lente ou insuffisante,
  • inconfort dans certaines positions ou posture asymétrique.

Une approche pluridisciplinaire avant tout

En cas de difficultés de succion et d’allaitement, plusieurs professionnels peuvent être concernés :

  • Sage-femmes,
  • Consultantes en lactation (IBCLC),
  • Médecins ou pédiatres,
  • ORL ou dentistes spécialisés (notamment pour les freins de langue),
  • Orthophonistes (succion-déglutition, oralité),
  • Chiropracteurs, kinésithérapeutes et ostéopathes (approche musculo-squelettique).

Les meilleurs résultats sont décrits lorsque ces professionnels travaillent de façon coordonnée, chacun dans son champ de compétence⁷.

Votre chiropracteure, Elodie Rousset saura évaluer et à contribuer à l’amélioration de la succion de votre enfant. Plus d’informations sur le déroulé d’une consultation pédiatrique sur ce lien.

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À retenir

  • La succion est un mécanisme complexe, finement coordonné.
  • Des difficultés peuvent exister sans cause médicale visible.
  • Ces dysfonctions peuvent avoir un impact réel sur le confort de l’allaitement.
  • Une approche globale et pluridisciplinaire permet souvent d’améliorer la situation.
  • L’objectif n’est pas la performance, mais le confort et la fonctionnalité.

Références scientifiques

  1. Geddes DT et al. Tongue movement and intra-oral vacuum in breastfeeding infants. Early Human Development, 2008
  2. Elad D et al. Biomechanics of milk extraction during breastfeeding. PNAS, 2014
  3. Douglas PS, Geddes DT. Practice-based interpretation of ultrasound studies leads to a new understanding of breastfeeding dysfunction. Midwifery, 2018
  4. Miller JE et al. Contribution of manual therapy to infants with suboptimal breastfeeding: a systematic review. Journal of Chiropractic Medicine, 2019
  5. Academy of Breastfeeding Medicine. Clinical Protocols
  6. Victora CG et al. Breastfeeding in the 21st century. The Lancet, 2016
  7. WHO. Infant and young child feeding
  8. Herzhaft-Le Roy J et al. Osteopathic treatment of infants with breastfeeding difficulties. Journal of Human Lactation, 2017
  9. Hawk C et al. Manual therapy for musculoskeletal conditions in infants and children. Chiropractic & Manual Therapies, 2018

Difficultés d’allaitement : pourquoi l’allaitement peut être douloureux ou inefficace ?

 

L’allaitement est souvent présenté comme un processus naturel et instinctif. Pourtant, une proportion importante de mères rencontre des difficultés dès les premières semaines : douleurs persistantes, tétées longues et épuisantes, bébé qui lâche le sein ou semble insatisfait malgré des mises au sein fréquentes.

Ces situations sont fréquentes et ne traduisent ni un échec, ni un manque de motivation. Les données scientifiques montrent que les difficultés d’allaitement sont le plus souvent multifactorielles, résultant d’une combinaison de facteurs techniques, émotionnels, posturaux et fonctionnels¹-².

Les difficultés d’allaitement les plus fréquentes

Douleurs et crevasses

Les douleurs au mamelon font partie des motifs de consultation les plus fréquents en post-partum. Si une sensibilité transitoire peut être normale au début, des douleurs persistantes, crevasses ou lésions ne le sont pas.

Plusieurs études montrent que ces douleurs sont souvent associées à :

  • une prise du sein superficielle,
  • une succion inefficace ou instable,
  • une mauvaise coordination succion–déglutition³-⁴.

Fatigue maternelle importante

Lorsque l’allaitement est difficile, les mères décrivent souvent :

  • des tétées très fréquentes,
  • une impression de bébé « jamais rassasié »,
  • un épuisement physique et émotionnel.

La fatigue n’est pas seulement liée au manque de sommeil : elle est souvent la conséquence de tétées peu efficaces, nécessitant un nombre élevé de mises au sein pour un transfert de lait limité⁵.

Bébé qui lâche le sein ou s’énerve

Certains nourrissons semblent avoir du mal à maintenir la prise du sein :

  • ils lâchent fréquemment,
  • s’énervent au cours de la tétée,
  • ou s’endorment rapidement sans avoir suffisamment tété.

Ces comportements peuvent être interprétés à tort comme un manque de faim ou un problème de lait, alors qu’ils sont parfois liés à des difficultés fonctionnelles de la succion⁶.

Tétées interminables et peu efficaces

Des tétées très longues, dépassant régulièrement 45 minutes, peuvent être le signe :

  • d’un transfert de lait insuffisant,
  • d’une succion fatigante,
  • ou d’une mauvaise coordination motrice.

Douglas et Geddes ont montré que certaines dyades présentent des difficultés d’allaitement non liées à la production lactée, mais à la mécanique de la tétée⁶.

Des causes le plus souvent multifactorielles

Lorsque les rares pathologies responsables sont écartées, il est important de comprendre que les difficultés d’allaitement ne relèvent que rarement d’un facteur unique. La littérature insiste sur la nécessité d’une lecture globale de la situation¹-².

Facteurs techniques

Les facteurs techniques incluent notamment :

  • une prise du sein inadaptée,
  • une position inconfortable pour la mère ou le bébé,
  • une méconnaissance des signes d’éveil ou de satiété.

Ces éléments sont souvent améliorés par un accompagnement précoce et ciblé, notamment par les sages-femmes et consultantes en lactation.

Facteurs émotionnels et contextuels

Le stress, la fatigue, la douleur, les attentes élevées ou la pression sociale peuvent influencer l’allaitement. Le stress maternel est associé à une inhibition du réflexe d’éjection du lait, via l’axe neuro-hormonal⁷.

Ces facteurs émotionnels n’expliquent pas tout, mais ils peuvent majorer des difficultés existantes.

Facteurs posturaux

La posture de la mère et du nourrisson joue un rôle clé dans la qualité de la tétée. Des douleurs lombaires, cervicales ou d’épaules chez la mère peuvent limiter certaines positions d’allaitement.

Chez le nourrisson, des préférences posturales ou des asymétries peuvent rendre certaines positions inconfortables, influençant la prise du sein⁸. Retrouvez plus d’informations sur la façon de les prendre en charge dans cet article sur l’allaitement et sur celui des plagiocéphalies.

Facteurs fonctionnels

Enfin, certaines difficultés sont liées à des dysfonctions fonctionnelles, sans pathologie visible :

  • troubles de la succion,
  • limitations de mobilité cervicale,
  • dysfonction de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM),
  • tensions musculaires oro-faciales.

Ces éléments peuvent altérer l’efficacité de la succion, sans être détectés lors d’un examen médical classique⁶⁹. Plus d’informations sur les troubles de la succion dans cet article.

Pourquoi certaines difficultés persistent malgré un bon accompagnement ?

Il n’est pas rare que des difficultés d’allaitement persistent malgré :

  • une bonne information,
  • un accompagnement technique adapté,
  • une motivation importante des parents.

Dans ces situations, la littérature souligne l’intérêt d’élargir l’évaluation à des dimensions fonctionnelles et posturales, en complément de l’approche lactationnelle classique⁶⁹.

Cela ne remet pas en cause la qualité de l’accompagnement initial, mais reflète la complexité du système allaitement–succion. Dans ces cas là, une consultation chiropratique peut être utile, si vous souhaitez savoir comment se passe une consultation pédiatrique, lisez cet article.

Quelle approche en cas de difficultés d’allaitement ?

Les recommandations internationales insistent sur une approche progressive et pluridisciplinaire¹⁰ :

  • observer la tétée,
  • évaluer la succion,
  • rechercher des facteurs techniques, émotionnels et fonctionnels,
  • orienter vers les professionnels compétents selon la situation.

L’objectif n’est pas de multiplier les intervenants, mais de proposer le bon accompagnement au bon moment.

Votre chiropracteure, Elodie Rousset saura évaluer et à contribuer à l’amélioration de la succion de votre enfant.

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À retenir

  • Les difficultés d’allaitement sont fréquentes et légitimes.
  • Elles sont le plus souvent multifactorielles.
  • Douleurs, fatigue et tétées interminables sont des signaux à écouter.
  • Une approche globale permet souvent de mieux comprendre la situation.
  • Demander de l’aide est une étape normale du parcours d’allaitement.

Pour une vision d’ensemble de l’allaitement et des ressources disponibles, vous pouvez consulter notre page dédiée à l’allaitement maternel.

Références scientifiques

  1. Victora CG et al. Breastfeeding in the 21st century: epidemiology, mechanisms, and lifelong effect. The Lancet, 2016
  2. Turck D et al. Benefits of breastfeeding for the health of the infant and mother. Archives de Pédiatrie, 2013
  3. Geddes DT et al. Tongue movement and intra-oral vacuum in breastfeeding infants. Early Human Development, 2008
  4. Elad D et al. Biomechanics of milk extraction during breastfeeding. PNAS, 2014
  5. Academy of Breastfeeding Medicine. Clinical Protocols
  6. Douglas PS, Geddes DT. Understanding breastfeeding dysfunction. Midwifery, 2018
  7. Uvnäs-Moberg K et al. Oxytocin and stress during breastfeeding. Acta Paediatrica, 2015
  8. van Vlimmeren LA et al. Risk factors for positional preference and asymmetry. Pediatrics, 2007
  9. Miller JE et al. Manual therapy and suboptimal breastfeeding. Journal of Chiropractic Medicine, 2019
  10. World Health Organization. Infant and young child feeding

Le pied, une partie du corps complexe

Le pied représente 26 os, 20 muscles et environ 30 000 terminaisons nerveuses. Il joue un rôle de stabilité et de mobilité en intervenant dans notre marche mais aussi notre posture.

Les pieds participent également à un bon retour veineux grâce à un phénomène de pompage lors de l’écrasement de la voûte plantaire durant la marche.

Visionnez la vidéo “la chiro c’est le pied” de rockyourcortex pour mieux comprendre l’importance des pieds.

Les rôle des pieds dans la posture

Ne sous estimez pas l’importance de soigner les douleurs de vos pieds et d’en prendre soin car ils peuvent avoir un impact sur tout votre corps. Ne laissez pas trainer vos douleurs, tendinites, aponevrosites, nevrome de morton, hallux valgus…

En effet, l’équilibre postural du corps dépend du système nerveux et des informations qu’il reçoit de plusieurs capteurs posturaux dont les appuis podaux. Un mauvais fonctionnement du pied peut donc entrainer une mauvaise posture, des compensations et des douleurs ailleurs dans le corps.

Pour connaitre les autres aspects de la posturologie, vous pouvez consulter cette page.

Pour soigner vos douleurs de cou, de dos, d’épaule… votre chiropracteur s’interessera à votre posture, mais il vérifiera aussi la bonne fonction et mobilité de vos pieds, et saura vous orienter vers un port de semelles orthopédiques si besoin. Plus d’informations sur la chiropraxie sur ce lien

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bébé tête à gauche

Comment le crâne des nourrissons peut il se déformer et entrainer une plagiocéphalie / déformation crânienne positionnelle / tête plate ?

 

La tête des bébés est fragile mais surtout malléable.

Le crâne est formé de 6 os qui ne sont pas encore fusionnés. Ils sont liés entre eux par des sutures et des espaces vides appelés « fontanelles ». Cela permet une compression crânienne indispensable au passage de la tête du nouveau-né lors de l’accouchement.

Cette malléabilité laisse parfois s’installer des déformations crâniennes.

Une légère déformation de la tête est souvent observée chez les bébés à la naissance. Elle rentre dans l’ordre spontanément en quelques semaines.

Certaines déformations peuvent toutefois s’aggraver ou apparaître dans les premiers mois de vie du bébé.

Il existe 3 types de déformations crâniennes positionnelles chez l’enfant : la Plagiocéphalie, la Brachycéphalie (communément appelé syndrome de la tête plate) ainsi que la Dolichocéphalie.

Causes des plagiocéphalies et déformations crâniennes

Comprendre les causes des plagiocéphalies permet de mieux les prévenir car les parents pourront être sensibilisés, adopter les bons gestes et consulter de façon précoce.

 

Pendant la grossesse,

Plusieurs situations peuvent créer des « pressions » prolongées sur le crâne du bébé et provoquer des déformations crâniennes.

  • Mauvaise position du bébé (siège, transverse, engagement précoce dans le bassin)
  • Manque de liquide amniotique
  • Alitement de la maman
  • Grossesse multiple

 

Lors de l’accouchement,

plusieurs facteurs favorisent l’apparition d’une plagiocéphalie ou déformation crânienne.

  • Aide instrumentale (forceps, ventouse, cuillère)
  • Mauvaise présentation du bébé (tête en extension, siège…)
  • Travail long
  • Bébé prématuré

 

Après la naissance,

différents facteurs peuvent entrainer des déformations progressives ou positionnelles (3):

  • Torticoli
  • Manque de mobilité/tonicité globale du nourrisson
  • Rotation préférentielle de la tête d’un côté
  • Position prolongée sur le dos
  • Manque de temps d’éveil sur le ventre
  • Manque de stimulation des parents
  • Sur-utilisation du matériel de puériculture ou mauvais matériel (transat, siège bébé, cosy, siège-auto, matelas cocoonants…) (1)
  • Manque de portage
  • Bébé au biberon (nourri toujours du même côté, l’allaitement à l’inverse limiterait les plagiocéphalies)

 

Facteurs de risques généraux

Certains facteurs de risques augmentent la probabilité de développer des déformations du crâne chez le Nourrisson, ils concernent en priorité :

  • les ainés
  • Les garçons (souvent moins actif avec une tête plus lourde)
  • Les prématurés

 

L’évolution des déformations crâniennes positionnelles ou plagiocéphalies

La plupart des plagiocéphalies se résorbent quasiment complètement vers l’âge de deux ans mais si la déformation progresse et devient sévère, la forme du crâne perdurera à l’âge adulte.(2)

Ces déformations ne sont la plupart du temps qu’un problème esthétique. Elles ne compromettent pas la croissance du cerveau mais peuvent quand même avoir des conséquences (Lire l’article sur les conséquences des plagiocéphalies). Il est important de consulter pour écarter des causes pathologiques, traiter les causes fonctionnelles et quotidiennes afin que le crâne de bébé ne s’aplatisse pas d’avantage.

Votre chiropracteure, Elodie Rousset saura évaluer et participer au traitement de la plagiocéphalie de votre enfant. Plus d’informations sur la plagiocéphalie sur ce lien

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Sources

(1)American Academy of Pediatrics, Moon RY. SIDS and other sleep-related infant deaths: evidence base for 2016. Updated recommendations for a safe infant sleeping environment. Pediatrics 2016;138(5)

(2) Etude publiée sur l’US National Library of Medecine : LaBrie RA, Scott RM. Analysis of posterior plagiocephaly: deformational versus synostotic. Plastic and Reconstructive Surgery (1999) 

(3) van Vlimmeren, Leo A et al. “Risk factors for deformational plagiocephaly at birth and at 7 weeks of age: a prospective cohort study.” Pediatrics vol. 119,2 (2007): e408-18. doi:10.1542/peds.2006-2012

Société canadienne de pédiatrie

Naitre et Grandir.com

Merci au site baby-skull pour son contenu de qualité et inspirant

traitement crânien d'un nourrisson

Les déformations crâniennes à première vue uniquement esthétiques pourraient avoir d’autres conséquences qui sont encore peu admises. La plagiocéphalie, la brachiocéphalie communément appelées “syndrome de la tête plate” sont deux atteintes du nourrisson de plus en plus fréquentes et souvent prises en charge dans mon cabinet de chiropraxie à Lyon.

Conséquences esthétiques des plagiocéphalies

L’apparence du crâne du bébé se modifie. On note un aplatissement de l’arrière de la tête mais aussi lorsque la plagiocéphalie évolue, un changement de la position des oreilles, du front, et des traits du visage sur un côté.

La plupart des plagiocéphalies se résorbent quasiment complètement vers l’âge de deux ans mais si la déformation progresse et devient sévère, la forme du crâne perdurera à l’âge adulte sans la mise en place d’un traitement adapté.(1)

Autres conséquences des déformations crâniennes positionnelles

En tant que chiropracteur, il me semble évident qu’une déformation crânienne positionnelle liée à une asymétrie du tonus de l’enfant, peut entrainer des conséquences neuro-psychomotrices et pas seulement esthétiques.

Le sujet est encore peu étudié par la recherche médicale scientifique pour avoir des certitudes mais plusieurs hypothèses documentées peuvent être émises. On peut envisager des conséquences :

  • Neurologiques
  • Cognitives
  • Posturales
  • Auditives
  • Dentaires et Mâchoires

Conséquences Neurologiques

Il existe toujours un débat entre les déformations crâniennes et le développement moteur des enfants.

Mais des études ont mis en évidence un lien entre les déformations positionnelles (plagiocéphalie) et :

  • Une diminution dans l’acquisition des compétences spécifiques motrices en fonction de la sévérité de la déformation crânienne.(2)
  • Un moins bon score au test de mesure de la mémoire, l’autonomie, la communication, la motricité (BSID-ASQ-AIMS) (3)

On ne peut pas établir de lien de causalité mais on peut affirmer que la plagiocéphalie est un marqueur de risque élevé de retard développemental.(4)

Conséquences Cognitives

Les déformations crâniennes sont en lien avec une augmentation du risque de problème de développement par une hausse des prises en charges pour problème de langage (orthophonie) et problème postural lors de leur entrée à l’école.(5)

D’après une étude de 2012, les enfants avec une plagiocéphalie ont plus de risque de développer des troubles du language. D’autres études ne montre cependant aucun lien. (6) (7)

Conséquences posturales

  • Moins d’Equilibre et plus de tensions musculaires au niveau du dos et des jambes en grandissant (8)
  • Un lien probable avec la scoliose (9)

Conséquences Auditives

La réaction à certains stimuli auditifs semble d’après cette étude plus faible chez les enfants ayant une plagiocéphalie par rapport aux enfants non atteints. (10)

Conséquences Dentaires et Mâchoire

Les plagiocéphalies avec une asymétrie du visage, entrainent, d’après cette étude des troubles de l’occlusion et un déplacement vers l’avant de la mâchoire.(11) (12)
Ces troubles pourront potentiellement amené à un traitement orthodontique plus tard.

Le traitement précoce des plagiocéphalies est important

Au vu des potentielles conséquences à court et long terme, on comprend l’importance de mieux prendre en charge les déformations crâniennes. La HAS conseille la prise en charge précoce et la prévention.(13)

Il est donc nécessaire de s’interesser aux causes des plagiocephalies (Lire l’article “plagiocéphalies mecanisme et causes”) afin de mieux les traiter ou de les éviter.

Votre chiropracteure, Elodie Rousset saura évaluer et participer au traitement de la plagiocéphalie de votre enfant. Plus d’informations sur ce lien

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Sources

(1) Etude publiée sur l’US National Library of Medecine : LaBrie RA, Scott RM. Analysis of posterior plagiocephaly: deformational versus synostotic. Plastic and Reconstructive Surgery (1999) 
(2) Cabrera-Martos I, Valenza MC, Benítez-Feliponi A, Robles-Vizcaíno C, Ruiz-Extremera A, Valenza-Demet G. Clinical profile and evolution of infants with deformational plagiocephaly included in a conservative treatment program. The International Society for Pediatric Neurosurgery (2013) 
(3) Brent R. Collett, Elizabeth H. Aylward, Jessica Berg, Candice Davidoff, Justin Norden, Michael L. Cunningham, Matthew L. Speltz. Brain volume and shape in infants with deformational plagiocephaly. Child’s Nervous System (2012) 
(4) Martiniuk AL, Vujovich-Dunn C, Park M, Yu W, Lucas BR. Plagiocephaly and Developmental Delay: A Systematic Review. J Dev Behav Pediatr. 2017;
(5) Robert I. Miller, Sterling K. Clarren. Long-Term Developmental Outcomes in Patients With Deformational Plagiocephaly. Pediatrics (2000)
(6) Linz 2018
(7) Korpilahti P, Saarinen P, Hukki J. Deficient language acquisition in children with single suture craniosynostosis and deformational posterior plagiocephaly. Childs Nerv Syst. 2012
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22083136/
(8) Cabrera-Martos I, Valenza MC, Valenza-Demet G, Benítez-Feliponi Á, Robles-Vizcaíno C, Ruiz-Extremera Á. Repercussions of plagiocephaly on posture, muscle flexibility and balance in children aged 3-5 years old. J Paediatr Child Health. 2016
(9) Saccucci M, Tettamanti L, Mummolo S, Polimeni A, Festa F, Tecco S. Scoliosis and dental occlusion: a review of the literature. Scoliosis (2011)
(10) Balan P, Kushnerenko E, Sahlin P, Huotilainen M, Näätänen R, Hukki J. Auditory ERPs reveal brain dysfunction in infants with plagiocephaly. Journal of Craniofacial Surgery (2002)
(11) St John D, Mulliken JB, Kaban LB, Padwa BL. Anthropometric analysis of mandibular asymmetry in infants with deformational posterior plagiocephaly. The American Association of Oral and Maxillofacial Surgeons (2002)
(12) Kluba S, Roßkopf F, Kraut W, et al. Malocclusion in the primary dentition in children with and without deformational plagiocephaly. Clin Oral Investig. 2016
(13)https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-02/reco276_fiche_memo_deformatons_craniennes_min_cd_2020_02_05_v11_fev.pdf

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Soulever les objets lourds chiropraxie

Afin d’éviter l’apparition de problèmes de dos, la meilleure prévention possible consiste à être actif, limiter la durée des positions assises, marcher régulièrement…  cela n’empèche pas d’adopter en parallèle une bonne posture, quel que soit le type d’activité (position assise, debout, de repos, au travail, pendant les loisirs ou le sport).

Réaliser des mouvements corporels corrects vous permettra d’éviter que vos muscles, articulations, ligaments ou organes s’abîment.

Plus d’infos sur les techniques chiropratiques et la posturologie

 

 

Pour soulever les objets lourds, maintenez-les le plus près possible du corps

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Quand vous portez des sacs, répartissez le poids de façon équilibrée

Quand vous portez des sacs, répartissez le poids de façon équilibrée

Les effets du stress Chiropraxie

Découvrez grâce à cette infographie les effets du stress,  notamment les différents types de stress, ses origines, ses signes et symptômes et bien sûr, les solutions offertes par la chiropraxie pour combattre le stress au quotidien !

Bébé chiropraxie

Journée Mondiale de la Plagiocéphalie 2017 : Les chiropracteurs se mobilisent le 4 avril en offrant un dépistage

A l’approche de la journée mondiale de la plagiocéphalie et des déformations crâniennes qui aura lieu le 4 avril prochain, l’Association Française de Chiropraxie (AFC) rappelle la nécessité de sensibiliser les parents au phénomène de déformations crâniennes du bébé. En effet, les chiropracteurs constatent depuis plusieurs années une augmentation du motif de consultation pour plagiocéphalie ; alors que le diagnostic précoce et la prévention permettraient de réduire le nombre et le degré de sévérité des plagiocéphalies et donc de mieux les traiter.

La plagiocéphalie fonctionnelle ou syndrome de la « tête plate  » est une déformation du crâne du nourrisson qui se caractérise par un aplatissement postérieur ou d’un côté du crâne. Le crâne du bébé étant malléable à cet âge, la déformation peut se produire si l’enfant allongé sur le dos repose sa tête toujours du même côté. Le torticolis, qu’il soit congénital ou positionnel, conséquence de contraintes in utero ou lié à l’accouchement, est un facteur favorisant la rotation de la tête toujours dans le même sens. De légère, modérée à sévère, la plagiocéphalie peut donc se développer in utero ou au cours des premiers mois de la vie.  Si cette déformation positionnelle n’est pas corrigée, elle peut rester intacte à l’âge adulte.

Vincent Renard, chiropracteur, précise qu’« une déformation sévère ne laissera pas que des séquelles esthétiques ; de nombreuses études s’interrogent sur l’incidence d’un déséquilibre de la mâchoire avec problème d’occlusion, d’un trouble visuel, auditif ou encore postural (scoliose) ».  Le chiropracteur poursuit : «  Nous constatons qu’environ 1 enfant sur 3 souffre d’une déformation positionnelle à divers degrés, un phénomène en constante augmentation. »
Une étude Canadienne (Mawji A et al, 2013) estime l’incidence des plagiocéphalies à 46% chez les nourrissons de 2 mois alors qu’elle était estimée à 22% en 2004 (par Hutchinson et al, 2004).

« Nous sommes maintenant certains que la prévention, avec des conseils simples aux parents permettrait d’atténuer, voire d’éviter cette déformation. » affirme Vincent Renard

plagio2Après une anamnèse approfondie (de la naissance au jour de la consultation), un examen neurologique et palpatoire spécifique ainsi qu’une observation des aptitudes motrices, le chiropracteur évaluera le bon fonctionnement des articulations en relation avec la musculature, les tendons et les ligaments et décèlera une éventuelle déformation du crâne. De par sa formation le chiropracteur est en capacité de dépister une craniosténose et de référer si tel est le cas.

La prise en charge chiropratique dispensée au nouveau-né est   spécifique, sûre et efficace. Le chiropracteur travaille sur la colonne vertébrale en exerçant des pressions douces, ajustements précis et indolores, permettant de réduire les tensions musculaires et articulaires, et ainsi diminuer les interférences du système nerveux.

plagio3Valérie Klingelschmitt, chiropracteur à Paris, explique «  Le chiropracteur s’adapte à l’âge, à la morphologie et à la pathologie du bébé ; le geste est doux, spécifique et indolore. Le chiropracteur possède dans son champ de compétence des techniques lui permettant de travailler différemment sur la femme enceinte, le nourrisson, le senior ou le sportif ». Le chiropracteur précise : « La plagiocéphalie est une déformation acquise qui se développe après la naissance, plus souvent observée entre le 1er et le 3eme mois. Nous pouvons ajuster le nouveau-né dès les premières heures de vie, mais pour cette raison il faudra le revoir obligatoirement à 6 semaines. Pendant l’accouchement, l’enfant subit les contraintes utérines et les contraintes externes qui génèrent une lésion articulaire plus ou moins grave pour l’enfant, mais qui perturbe en tout état de cause la transmission des informations nerveuses entre le cerveau et le corps. Pour le cas des plagiocephalies, le chiropracteur effectuera des mesures pour déterminer le degré de sévérité de la déformation et adaptera son traitement en conséquence en travaillant également sur le torticolis et les chaines musculaires. Chaque parent repartira du cabinet avec des conseils de positionnement, de portage et de stimulation facilement applicable à la maison ».

En attendant de consulter il est nécessaire, pour le nouveau-né, d’alterner:

  • La position de sommeil quelque soit le lieu de couchage

  • La position (bras droit, bras gauche) au moment du biberon

  • Les positions lors des temps d’éveil

  • Les moyens de portage

Mal au dos, pensez chiro

Sport d'hiver chiropraxie

Avant, pendant et après le ski, comment mieux vous préparer pour éviter les blessures et profiter pleinement des pistes… Consultez votre chiropracteur pour traiter vos douleurs ou tout simplement vérifier votre posture !

Bonnes vacances et bon ski 😀